Les emprunteurs profitent de leurs possibilités de résiliation

Sous la poussée continue des associations de consommateurs, le marché de l'assurance emprunteur a connu récemment de profonds bouleversements.

Un premier pas important avait déjà été franchi, avec l'adoption de la loi Hamon sur la consommation du 17 mars 2014, permettant aux emprunteurs de résilier leur assurance décès invalidité (ADI) dans les 12 mois suivant la signature de leur offre de prêt.

Une étude récente du courtier en ligne meilleurtaux.com montre d'ailleurs que les consommateurs, parfaitement informés de leurs droits, n'hésitent pas à utiliser cette nouvelle possibilité de faire jouer la concurrence entre les différents acteurs du marché.

Des emprunteurs mieux informés, et décidés à faire jouer la concurrence

Cette étude révèle en effet que le nombre de résiliations au titre de la loi Hamon ont progressé en octobre 2016 de 11% sur le total des demandes de résiliation, et de 27% en janvier 2017 !

Ces chiffres montrent bien que loin d'être découragés par les démarches effectuées pour obtenir leur prêt immobilier, les emprunteurs n'hésitent pas à utiliser les possibilités de résiliation qui leur sont offertes. Avec des objectifs simples : réaliser des économies sur leur assurance emprunteur, ou bien obtenir des conditions plus avantageuses auprès d'un assureur concurrent.

Cette tendance devrait encore se confirmer avec l'adoption par le Sénat, le 8 février 2017, de la résiliation annuelle de l'assurance emprunteur.

Désormais, les emprunteurs auront la possibilité de résilier leur assurance décès invalidité (ADI) chaque année, à la date anniversaire de leur contrat, pendant toute la durée de leur prêt.

Une ouverture du marché favorable aux emprunteurs

Grâce à ces avancées législatives, les emprunteurs bénéficient maintenant d'un éventail plus large de possibilités pour résilier leur assurance décès invalidité, non plus seulement pendant la première année de leur crédit immobilier, mais tout au long de celui-ci.

Si la tendance observée se confirme dans les mois et les années à venir, ces nouvelles possibilités de résiliation devraient logiquement conduire à une profonde mutation du marché de l'assurance emprunteur, qui au final sera favorable aux consommateurs.

Car aujourd'hui, ce marché reste largement verrouillé par les banques : 85% des contrats d'assurance emprunteur sont en effet des contrats groupes, souscrits auprès des banques accordant les crédits immobiliers. Jusqu'ici, les banques profitaient donc d'un engagement définitif de leurs clients au-delà de la 1ère année du contrat.

Désormais, les banques devront donc faire preuve d'une plus grande souplesse, sous peine de voir partir à la concurrence des emprunteurs mieux informés sur leurs droits !